La Chambre des Députés s’apprête à approuver ce mercredi le projet de loi 7118, visant à simplifier la procédure électorale par des nouvelles dispositions surtout relatives au vote par correspondance et à l’admission des électeurs au vote et aux listes électorales.

Les changements, bénéficient aussi bien les électeurs luxembourgeois qu’étrangers, notamment en permettant, grâce aux nouvelles technologies, la participation d’un plus grand nombre aux élections communales, législatives et européennes.

Pour l’ASTI, il y a lieu de saluer particulièrement deux modifications :

  • la possibilité pour les citoyens non-Luxembourgeois de s’inscrire sur les listes électorales par voie électronique
  • et les précisions indiquées dans la loi quant à la durée minimale de résidence au Luxembourg pour pouvoir s’inscrire sur les listes électorales ou déposer sa candidature pour le conseil communal. Il sera dorénavant clair que seulement la dernière des 5 années de résidence exigées ne doit pas être interrompue.

La participation politique est fondamentale dans tout processus d’intégration. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de la démarche du Gouvernement de moderniser les voies d’accès au vote.

Nous regrettons néanmoins que le gouvernement n’ait pas eu le courage politique de toucher aux dérogations obtenues par le Luxembourg dans le traité de Maastricht.

Alors que dans les autres pays de l’Union les citoyens européens ont le droit de vote communal sans délai de résidence, les ressortissants étrangers au Luxembourg ne peuvent voter aux communales qu’après 5 années de résidence !

Dans un pays comme le Luxembourg, dont la moitié de la population n’a pas la nationalité luxembourgeoise, la participation de tous aux élections devrait se faire à pied d’égalité, afin de garantir la cohésion sociale. L’ASTI ne manquera pas de défendre celle-ci dans le cadre de la campagne pour les élections législatives d’octobre.

D’ailleurs, la participation politique est un des éléments clés d’un document que l’ASTI est en train d’élaborer dans le cadre du débat de consultation à la Chambre de Députés en vue de l’élaboration du nouveau Plan d’action nationale d’intégration (PAN).

Notre revendication de 1979 « vivre, travailler et décider ensemble », à l’origine de la création du Festival de l’Immigration dont la 35ème édition a lieu de ce week-end, garde donc toute son actualité, malgré son âge!