Scoop et/ou simple déblocage ?

Le projet de loi sur la naturalisation a été déposé à la Chambre des Députés en automne 2006. Ayant pour objectif d’introduire un droit à la nationalité ainsi que la possibilité de la nationalité multiple, tout en étendant la durée de séjour de 5 à 7 ans, il y avait manifestement blocage au sein de la coalition gouvernementale quant aux exigences linguistiques. Lors du séminaire sur la nationalité ce mardi soir la Chambre de Commerce, le Ministre de la Justice a annoncé que le gouvernement s’est mis d’accord sur ces exigences. D’une part les connaissances actives de luxembourgeois pourraient être inférieures aux connaissances actives. C’est ainsi que le candidat devrait comprendre par exemple ce qui se dit au téléjournal et parler de situations quotidiennes familiales ou de travail. Les personnes arrivées avant l’adoption de la loi de 1985 sur les langues seront exemptes de tests de langue luxembourgeoise.
Certes le projet de loi prévoit de préciser ces conditions dans un règlememnt grand-ducal dont le Ministre a dévoilé les contours.
Comme le Ministre de la Justice a fait un lien avec le cadre linguistique du Conseil de l’Europe il faudra savoir à quel niveau normé d’exigences se situeront effectivement ces exigences.
Lors du séminaire différents orateurs de la tribune et de la salle ont regretté l’extension de la durée de séjour de 5 à 7 ans. Madame Colette Flesch, députée, a cité à cet effet l’intervention du Ministre de la Justice lors du débat parlementaire sur le dernier changement de la législation, à savoir le 4 juillet 2001, séance dans laquelle le Ministre de la Justice de l’époque- le même qu’aujourdhui- défendait avec conviction la réduction du séjour de 10 à 5 ans. Comme le Ministre a fait état ce soir de son esprit d’ouverture, l’hypothèse d’en rester avec la durée actuelle de 5 ans est envisageable .