… et les réfugiés climatiques ? (Communiqué de l’ASTI 14.12.09)
Le changement climatique est sur toutes les lèvres. Le sommet de Copenhague nous interpelle tous.
Les biens communs que sont l’air, l’eau, la nourriture et la biodiversité sont en jeu. Agir pour le bien de l’humanité semble être le mot d’ordre. Qui n’y souscrirait?
Dans ce contexte il ne faut pas perdre de vue que le changement climatique induit d’ores et déjà des luttes, des guerres et produit de nouvelles migrations, des réfugiés climatiques.
Ne pas agir contre le changement climatique revient à entrainer la construction de nouvelles forteresses. L’Union européenne est perçue par les ressortissant de pays tiers comme une forteresse, y aura-t-il d’autres forteresses augmentant le clivage entre riches et pauvres? La clôture de la conférence coïncidera le 18 décembre avec la journée internationale des migrants et de leurs familles.
L’ASTI tient à souligner ce volet dans le débat actuel sur le climat: les réfugiés climatiques souffrent d’ores et déjà – et demain en plus grand nombre encore- des effets d’une politique privilégiant le profit au détriment des hommes. Ce sont les pays développés qui sont essentiellement à l’origine des dégâts écologiques, auront – ils comme réponse de nouvelles frontières ou de nouvelles solidarités?
Le conseil d’administration de l’ASTI (14.12.2009)








