Les expulsions …. et l’Etat de droit
27.03.08: question parlementaire – présence d’observateurs indépendants lors d’expulsions

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wort.lu: Gescheiterte Rückführung: Generalinspektion der Polizei schreitet ein

(mt ) – Nach dem Eklat bei der Zwangsrückführung eines Flüchtlings aus Guinea auf dem Pariser Flughafen Roissy-Charles-De-Gaulle am vergangenen 9. März, bei dem der 30 Jahre alte Mamadou Aliu Diallo von der Polizei brutal in die Mangel genommen wurde, hatten Menschenrechtler am Dienstag in einer dringlichst einberufenen Pressekonferenz gefordert, dass unabhängige Beobachter an diesen Zwangsrückführungen teilnehmen sollten, damit weitere Übergriffe in Zukunft verhindert werden.
Denn wie sich inzwischen herausgestellt hat, war es nur eine Lappalie, die zu diesem Eklat geführt hat. Der Flüchtling wäre offenbar ohne weiteres dazu bereit gewesen, nach Conakry zu fliegen, hätte man ihm seine italienischen Aufenthaltspapiere und Arbeitserlaubnisscheine beim Besteigen des Flugzeuges ausgehändigt, behaupten die Menschenrechtsorganisationen Asti und Acat. Sie sind der Meinung, dass das Bereitstellen eines Charterfluges für rund 51 000 Euro eine übertriebene Maßnahme sei. Man wolle damit unbedingt zeigen, wer den längeren Arm habe, so die Asti .
Der Flug, der übrigens am Donnerstag hätte stattfinden sollen, wurde vorerst nicht ausgeführt, da die Generalinspektion der Polizei den Flüchtling über den Vorfall doch noch anhören wollte. Immigrationsminister Nicolas Schmit hatte dies bereits am 10. März versprochen, es wurde aber erst jetzt drei Wochen später umgesetzt.
Nach den parlamentarischen Fragen der Abgeordneten Aly Jaerling und Félix Braz liegt inzwischen eine dritte des Abgeordneten Xavier Bettel vor. Darin wird nach unabhängigen Beobachtern für Rückführungen gefragt.
Letzte Aktualisierung: 28-03-2008 09:29 – www.wort.lu
Vive la cohérence!
On ne peut que féliciter les autorités pour leur cohérence: une fois décidé que Monsieur Diallo devait partir, il fallait le faire partir par tous les moyens et quelque soient les frais financiers ou autres.
Passons en revue les faits: condamné le 19 décembre 2007 à 2 ans de prison, le jour même où il avait déjà purgé 2 ans et 3 semaines de préventive, M Diallo passe immédiatement en rétention en vue d’être expulsé. M Diallo ne s’est jamais opposé à l’idée de partir, muni de ses documents italiens. Le 9 mars 2008 il part en vol régulier accompagné e deux policier luxembourgeois sur Paris. Avant d’embarquer sur Conakry, il attend à ce qu’on lui remette – comme ordonnée par le tribunal correctionnel – ses documents italiens (acquis lors d’un séjour régulier de 5 ans en Italie). Les policiers luxembourgeois refusent de les lui donner. Il s’oppose, on le ramène à Schrassig. Le 11 mars le Ministre de l’Immigration promet à une délégation de l’ASTI et de l’ACAT de faire faire une enquête par l’Inspection Générale de la Police. Un avion charter est loué pour 51 000 euros et le départ prévu pour le 27 mars 2008. Le 26 mars on lui remet ses documents italiens. Le même jour un certificat médical est établi concernant l’examen médical qui a eu lieu le lendemain de son retour à Luxembourg, à savoir le 10 mars: ” J’ai vu M Diallo à son retour au CPL le 10 mars 2008, il n’a pas montré de signes de violence et ne s’est pas plaint au cours de cet examen. » Quatre témoins ont écrit le jour même aux Ministres et à l’IGP faisant état de ce qu’ils avaient vu les 11 et 13 mars , notamment les traces de la botte d’un policier sur le visage de M Diallo. Devant une série de protestations, dont 3 questions parlementaires, le 27 mars il n’y a pas de départ, mais l’Inspection Générale de la Police entend Monsieur Diallo.
Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’une conclusion ne soit tirée de cette enquête et de tous les éléments y relatifs, le départ – le vrai – se fait le vendredi 28 en charter directement sur la Guinée avec 3 policiers et 2 accompagnateurs civils.
M Diallo vient de nous appeler ce lundi matin de Conakry et de nous informer de son arrivée.
Pourquoi nous battre pour quelqu’un qui a été condamné, a-t-on entendu quelques critiques. D’une part M Diallo avait purgé sa peine et est donc quitte par rapport à la société, d’autre part le respect de la dignité humaine et de l’Etat de droit vaut pour tous et dans toutes les circonstances.
Il y a eu des dysfonctionnements en l’espèce, ce n’est pas parce qu’ils se sont passés sur le dos d’un ex-condamné qu’ils sont moins graves!
ASTI (31.03.2008)
Rückführung nach Guinea erfolgte am Freitag
(FeMo) – Am vergangenen Freitag musste er das Großherzogtum doch verlassen : Mamadou Aliou Diallo, jener knapp 30-jährige Mann, der in den vergangenen Wochen für Schlagzeilen gesorgt und Vereinigungen wie die Asti beschäftigt hatte . Drei Polizisten begleiteten ihn am Freitag auf dem Flug nach Conakry, die Hauptstadt Guineas. Dieser Rückführungsflug soll die öffentliche Hand mehr als 50000 Euro gekostet haben.
Am 19. September 2005 war Diallo in Luxemburg angekommen – ausgestattet unter anderem mit italienischen Papieren. Nur drei Tage später wurde er allerdings von der Luxemburger Polizei im Rahmen von Drogenermittlungen verhaftet. Später verurteilte ihn ein Gericht zu zwei Jahren Haft.
Am 9. März dieses Jahres war eine erste Rückführung gescheitert . Auf dem Pariser Flughafen Roissy wehrte sich der Flüchtling und ein Air-France -Pilot weigerte sich, den Passagier an Bord zu nehmen. Schließlich strandete der Mann aus Guinea wieder im “Centre de rétention” in Schrassig.
Die Vereinigungen Asti und Acat hatten im Vorfeld der geplanten Rückführung zwei Dinge besonders kritisiert. Zum einen habe Mamadou Aliou Diallo seine italienischen Papiere von den Luxemburger Behörden nicht zurückerhalten. Zum anderen sei es beim ersten Rückführungsversuch in Roissy zu Übergriffen durch Polizisten gekommen. Die Luxemburger Inspection Générale de la Police jedoch habe den Mann aus Guinea erst am 27. März befragt – genau an dem Tag, an dem die Rückführung ursprünglich hatte stattfinden sollen.
Am Montagmorgen meldete sich Diallo wieder bei der Asti. Über Telefon, aus Conakry.
Quelle: Wort online 31.03.2008








