«Luxembourgish only»? – Luxemburger Wort

«Le risque n’est pas mince de basculer du luxembourgish first au luxembourgish only».

Ce sont des diplomates de choc qui vont être envoyés aujourd’hui et demain en mission dans plusieurs lycées du pays. Ils s’appellent Ozarm et Ayun. Ils sont rappeurs et viennent en ambassadeur dans le cadre de la Journée internationale de la francophonie. Celle-ci est célébrée aujourd’hui dans les pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie dont fait partie le Luxembourg depuis 1970. Cet espace linguistique réunit 274 millions de locuteurs sur les cinq continents.

Probablement ces artistes ne savent-ils pas qu’ils avancent en terrain miné. Cela fait belle lurette que les jeunes Luxembourgeois renâclent à apprendre le français – au fond depuis 1843, date de la loi sur l’éducation nationale qui a introduit le double enseignement en français et en allemand dès l’école primaire. Par pragmatisme, «weil diese Sprache für uns so nützlich ist», comme l’exprimait un éditorialiste du «Luxemburger Wort» dans une édition du 28 mai 1848 (la question francophone était déjà un sujet), l’apprentissage s’est fait et il a perduré jusqu’à nos jours.

© Luxemburger Wort 20.03.2017 : Lire